Le contexte
Mon père a toujours géré la moisson avec des papiers. Des carnets, des feuilles volantes, des tableurs qu'il était le seul à comprendre. J'ai grandi avec ça. Un été, j'ai fait un petit site juste pour lui, pour noter les bennes qui partaient du champ. Puis j'ai réalisé que tous les céréaliers autour de nous avaient exactement le même problème : impossible de savoir, en pleine moisson, combien il reste en stock et à quel prix vendre. Alors j'ai tout refait, proprement, pour que n'importe quelle ferme puisse s'en servir.
Mon approche
J'ai reconstruit l'app en Flutter pour couvrir iOS, Android et le web avec une seule base de code, sur Firebase. L'architecture suit le vrai flux d'une moisson, pas un cas d'école : le chauffeur saisit sa benne au champ en quelques secondes, et l'exploitant voit le stock, les ventes et la marge bouger en direct. Offline-first dès le départ, parce que dans les champs le réseau va et vient : tout se synchronise dès que le signal revient. Et chaque semaine, j'intègre les remarques que les agriculteurs m'envoient, écran par écran.
Ce que j'en retire
Aujourd'hui, de vraies exploitations font leur moisson avec elle. L'app est sur l'App Store, la version Android est en cours de validation sur le Play Store, et la version web sert au bureau, l'hiver. Et une leçon en cadeau : un produit n'est jamais fini. J'ai arrêté de chercher la version parfaite, et j'ai appris à écouter les utilisateurs plutôt que ma roadmap.

Je n'ai pas fait cette app pour la mettre sur mon CV. Je l'ai faite parce que mon père en avait besoin. C'est cette différence, coder pour quelqu'un de réel plutôt que pour un brief, qui m'a appris ce que veut dire finir un projet : le finir pour l'utilisateur, pas pour la démo.
3
Plateformes
iOS, Android et web, une seule base de code Flutter
Offline
Connectivité
saisie au champ sans réseau, sync automatique
Chaque semaine
Retours terrain
les agriculteurs testent, je corrige et je livre

Avant
Avant : carnets papier, tableurs Excel, impossible de savoir en pleine moisson ce qui reste à vendre et à quel prix.
Après
Après : la benne saisie au champ par le chauffeur, le stock et la marge à jour en direct, l'export comptable en un clic.
Le plus formateur n'a même pas été technique. Pour construire cet outil, il a fallu comprendre un métier : les contrats à la tonne et à l'hectare, l'assolement, la prime PAC, le fonctionnement d'une collecte. J'ai passé plus de temps à poser des questions à des agriculteurs qu'à choisir des technologies, et c'est exactement dans cet ordre qu'il fallait le faire.






